Salut à vous !

Aujourd’hui pour ce premier Rétro-Test je vais vous parler d’un jeu que j’affectionne, je vais vous parler d’un jeu qui a pas mal influencé mon cœur de gamer, d’un jeu que j’ai tellement aimé que je l’ai terminé à plusieurs reprises. Je vais vous parler de Soleil -oui je sais c’est écrit dans le titre- un jeu édité par Sega et développé par Nextech.
Soleil (Shin Sōseiki Ragnacënty au Japon et Crusader of Centy aux Étas-Unis) est sorti le 16 Juin 1994 sur Mega Drive (USA), soit un peu plus de deux ans et demi après le cultissime The Legend of Zelda : A Link to the Past (selon sa date de sortie japonaise), jeu auquel il est injustement comparé. D’ailleurs, la première fois que j’ai posé mes mains dessus, c’était justement parce qu’il me faisait penser à la licence de Nintendo. Mais que ne fut pas ma surprise une fois le jeu lancé.
Le lancement, parlons-en :

Le jeu commence avec une courte cinématique -oui oui, et nous sommes en 1994 je vous rappelle- nous racontant l’origine des hommes et l’existence des monstres, le tout dans une musique tantôt angoissante tantôt rassurante. Après cette cinématique nous faisons la connaissance de notre avatar auquel nous avions précédemment donné un nom -généralement le votre ou Johny/Corona pour les puristes- le jour de son quatorzième anniversaire. La coutume locale veut que dès lors qu’un jeune garçon atteint l’âge de 14 ans il aille voir le Roi pour avoir le droit de s’entraîner au camp de Raflesia pour servir son royaume. C’est donc après avoir reçus en cadeau l’épée et le bouclier de son défunt père que notre héros alla se présenter au Souverain. Après cela Johny et ses amis décidèrent d’aller voir une voyante dans le parc à côté du village. Et c’est là que tout bascule.
Après s’être entretenu avec la voyante notre héros découvre qu’il ne peut plus parler aux humains. C’est en comprenant ce que dit votre chien, Pilou, que vous comprenez qu’il vous ait maintenant possible de communiquer avec les plantes et les animaux. Vous décidez grâce à son aide de partir à l’aventure afin de retrouver la faculté de parler à vos congénères. Vous l’aurez compris, ici point de princesse à sauver. Vous suivez votre propre quête motivé par un but personnel. L’histoire s’enchaînant sans problème et vous réservant un twist scénaristique encore rarement vu aujourd’hui.

Au cours de l’aventure vous rencontrerez plusieurs animaux qui déciderons de vous aidez dans votre quête. Mais ça ne s’arrête pas là car c’est maintenant que commencent à se montrer les mécaniques de ce jeu. Chaque animale vous octroiera une capacité : Pilou, votre chien pourra immobilisé vos ennemis, Toto le pingouin vous permettra de geler les monstres ou certains éléments du décors, Charlie le guépard, quant à lui, vous permettra de courir plus vite. Bien entendu il en existe encore d’autres et il vous sera aussi possible d’associer certains de ces pouvoir en en sélectionnant deux en même temps.

Seconde différence avec la série des Zelda, la carte du monde ne fonctionne pas de la même manière. Une fois sorti d’une zone, on arrive dans ce qui ressemble à une mappemonde. Le joueur n’ayant plus qu’à y déplacer le curseur, ici représenté par notre héros, pour choisir sa prochaine destination. Au début, seulement deux zones vous sont proposées mais par la suite vous en débloquerez d’autres, soit en finissant l’une d’elles, soit en activant certains éléments. Il vous sera enfin possible d’accéder à n’importe-quelle point du monde sans être obligé de parcourir toute la carte à pied (un conseil, pensez à passer régulièrement au camp de Raflesia afin d’y apprendre une nouvelle technique et d’y améliorer votre santé et votre arme). Vous y retrouverez tous les classiques du jeu d’aventure comme le village paisible, les forêts verdoyantes, les déserts arides en passant par plaines enneigées. Visuellement et artistiquement parlant le jeu est très beau. Les décors sont détaillés, les sprites sont bien animés, l’animation est fluide et on a même droit à quelques effets visuelles bien sympas. On sent que les développeurs ont repoussé les capacité de la Mega Drive. Vous aurez même le loisir de trouver quelques petits Easter Eggs comme Sonic ou John Lennon ainsi que quelques références ici et là (la Tour de Babel). Inutile de vous dire que le voyage ne sera pas de tout repos et que la mappe grouille de monstre en tout genre et que les donjons sont gardés par un boss.

Justement, s’il y a bien un point qui fait tiquer c’est le traitements des donjons. Ils sont d’une facilité déconcertante. Ici, pas ou peu d’énigmes. On avance, on dézingue du monstre puis on arrive au Boss. Pas qu’il soient mauvais en soit mais plus de chalenge n’aurait pas été de refus. Ils sont aussi de personnalités inégales. Certains seront magnifiques comme celui de la Château Freesia et d’autres seront vite oubliables. Les boss, quant à eux, remplissent bien leur job. Ils se permettent même le luxe d’avoir plus de charismes que ceux de Zelda rien que par le fait d’avoir une personnalité et un but qui leurs sont propres.
Bien que les bruitages du jeu ne soient pas extraordinaires (cris, mort des monstres) le jeu s’en sort avec les honneurs, surtout grâce à des musiques qui, comme les graphismes, repoussent les limites de la machine. Chaque mélodie remplit son travail avec brio et fait ressortir l’ambiance souhaitée par les développeurs. Mention spéciale au thème du Paradis qui arrive à synthétiser un orgue avec tout les effets de spatialisations qui vont avec.
Conclusion :

Soleil n’est peut-être pas le jeu du siècle ni celui qui marquera le plus la machine de Sega mais ce jeu a réussi à se hisser parmi mes favoris. Aujourd’hui encore ses graphismes et sa bande-son 16-bit ainsi que sont gameplay novateur pour l’époque arrivent à lui donner un charme qui fait que l’on y retourne avec plaisir. Un must-have que l’on se doit d’essayer au moins une fois dans sa vie de gamer. Je lui décerne le Pixel d’Or.

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