Test : DOOM Switch

Hell’o les Geeks de l’enfer ! J’espère que vous allez bien et que vous avez bien supporté la chaleur de l’été qui a duré plus longtemps que prévu. Moi, perso, c’est OK. Faut dire qu’avec les heures passées sur DOOM je suis rodé. D’ailleurs, c’est de sa version Switch dont on va parler.

Mise à jour du 10/02/19 : Cet article a originalement été publié le 19 octobre 2018 sur ma page Facebook. Entre-deux Panic Button a profité des 25 ans de la licence pour lui offrir une mise à jour. Appelée 1.2 cette maj améliore les performances de la version Switch (fluidité, effets de lumière, etc…) et permet maintenant au joueur de faire des captures vidéo, chose qu’il n’était possible de faire avant.

Une journée en enfer

DOOM 2016 Switch.
Il y a mieux comme réveil non ?

Le jeu commence avec le réveil de votre avatar que l’on appellera Doomguy. Vous vous réveillez dans une pièce sombre, menotté à une table et à peine les yeux ouvert que des Possédés —grosso modo des sortes de zombies— vous attendent les bras ouverts. Et ce n’est pas pour vous faire un câlin. Une fois vous être libéré —parce que ouais, Doomguy c’est pas un rigolo— vous empoignez la première arme qui est à votre porté et vous faites feu.

DOOM 2016 Switch.
Votre armure.

Vous récupérez votre armure dans la pièce voisine puis, en consultant une tablette, arrive alors les premiers mots du synopsis : Samuel Hayden, qui est à la tête de l’UAC, réclame votre aide parce que sur Mars, c’est l’enfer. Littéralement. Et… STOP ! On s’en fout. Vous coupez court au semblant de scénario du jeu en explosant ladite tablette contre le mur parce que vous êtes un marine, parce que vous voulez exploser du démon et parce que vous êtes Doomguy.

Gameplay

DOOM 2016 Switch.
Un exemple du type d’arme que vous allez ramasser. Subtile.

Passé les premières minutes du jeu, id Software nous annonce la couleur. Le gameplay prime sur le scénario. DOOM 2016 revient aux fondements de ce qu’est DOOM : Un Fast FPS. Un jeu d’action testostéroné et décomplexé. Ici pas d’actions spécifiques suivies d’un QTE en fonction du scénario. Faites-vous plaisir.

DOOM 2016 Switch.
Les Glory Kills font mal. Très mal.

Aussi, Doomguy court vite. Très vite. De plus, les rechargements se font automatiquement et le temps se ralentit lorsque vous ouvrez la roue de sélection de l’arsenal. Ajoutez à ça que, comme à la bonne époque, cet arsenal n’est pas limité à deux ou trois armes et est plus que varié. Du Pistolet GME au Lance-Roquettes en passant par le classique Super Shotgun vous aurez le choix et ces armes peuvent être améliorées via des modules fournis par des drones cachés dans les niveaux et par des points cumulés lors de votre périple. Enfin, les Glory Kills vous permettront de finir vos ennemies avec classe tandis que la Tronçonneuse sera expéditive et que le BFG 9 000 vous nettoiera la zone. Pour finir, il n’y a pas que les armes qui ont droit à leurs upgrades. Doomguy aussi peut améliorer ses capacités via les Jetons de Praetors pour votre armure et les Cellules Argents, quant à elles, vous permettrons d’augmenter votre santé, la résistance de votre amures et vos munitions. N’oublions pas non plus les défis qui, si vous les réussissez, vous octroieront des boosts de capacités.

DOOM 2016 Switch.
Quelque-chose me dit que ce Mancubus ne cherche pas à vous faire un bisou.

Mais ne pensez pas que le jeu sera facile pour autant. Vos adversaires seront armés, agiles et nombreux. Si les Possédés Scientifiques ne seront que du menu fretin, d’autres types de Possédés bien plus armés et aux capacités diverses vous barreront la route. Ajoutez à ça différents types de démons comme le Mancubus, le Baron, le Cyberdémon et j’en passe. Vous aurez certainement des sueurs froides et les mains moites lors des parties.

Les modes de jeu

En plus du mode Campagne le jeu vous propose différents modes comme le mode arcade qui reprend les niveaux du jeu mais vous demande d’avoir un bon skill afin de faire le meilleur score. Pour cela, tout l’arsenal, ainsi que toutes les capacités de Doomguy sont débloqués.

Le mode multi, quant à lui, propose les classiques Matchs à mort, Matchs à mort en équipe ainsi que Moissons d’âmes, Domination, Sentier de la guerre, Freeze tag et Arène de clans.

Le mode Snap Map, quant à lui, est absent de cette version.

Confort

En mode portable DOOM souffre légèrement du poids de la console et de la petitesse des sticks. L’absence de poignets est également un manque de confort lors des parties. Il vous arrivera souvent, si vous avez des grandes mains, d’avoir les annulaires et auriculaires engourdis un peu comme à l’époque de la première Game Boy Advance. Néanmoins, pour faciliter le mode portable et l’utilisation des Joy-Cons, un réglage par défaut de la sensibilité des sticks les rendant moins nerveux a été implanté.

En mode TV ou sur table avec l’utilisation du Joy-Con Grip la jouabilité reste sensiblement la même à ceci près que vous n’avez plus le poids de la console et que les poignets peuvent enfin se reposer sur quelque-chose d’un minimum confortable. Notez qu’il est aussi possible d’utiliser les Joy-Cons à la manière des Nunchuck de la Wii.

Manette Nintendo Switch Pro.
Best manette ever ❤

Mais le must du must reste l’utilisation de la Manette Nintendo Switch Pro dont je vous ai fait un test ici. Vous retrouvez tout le confort manette que vous pouvez avoir sur les autres consoles avec la visée gyroscopique en plus (également disponible en mode portable et avec les Joy-Con). Notez que l’utilisation du gyroscope vous désactive l’aide à la visée mais pour être franc, cette aide ne sert plus à rien tellement la visée gyroscopique est efficace. Il en devient même difficile de revenir en arrière afin de ne se servir uniquement que du stick droit.

OK mais sur Switch c’est moche ?

Alors soyons honnête le jeu est loin d’égaler visuellement les versions Xbox One et PS4, et encore moins la version PC Ultra. DOOM Switch a une résolution maximale de 720 p que ce soit en mode portable que sur TV. De plus sa résolution est dynamique et peut descendre jusqu’à 576 p. Mais est-ce que c’est moche ? Non. Bien que le jeu soit clairement plus flou, surtout dans les arrières-plans, et que les textures soient moins fines le jeu a tous les effets visuelles disponibles sur les autres machines. Pour cela, le jeu est limité à 30 fps et est donc moins fluide que sur les autres supports (et non “plus lent” comme certains peuvent le croire) mais conserve toute sa dynamique et sa nervosité.

Au final on s’habitue facilement à ce downgrad et personne avant n’auraient cru possible de pouvoir faire rentrer DOOM 2016 dans une si petite machine. On peut donc dire que Panic Button, le studio qui s’est chargé du portage sur la machine de Nintendo, a fait de l’excellent travail.

Une vidéo comparative du YouTubeurs
ElAnalistaDeBits.

Conclusion

DOOM sur Switch est, certes, moins beau et bloqué à 30 fps mais tout le contenu, excepté le mode Snap Map, est présent. Le jeu est toujours aussi nerveux et violant et demeure un bon défouloir que vous soyez devant la télé, dans le bus ou même dans votre lit. Toujours est-il que je ne le conseille qu’à celles et ceux qui veulent pouvoir y jouer en mode portable. Auquel cas, les versions PS4, Xbox One et PC (avec le combo clavier/souris pour le PC) restent de meilleures choix.

Enfin, le travail de Panic Button restant exemplaire, le jeu a quand-même droit à son Pixel d’Or.

Note de DOOM 2016 Switch.
La note.

PS : Le reboot de DOOM ayant été un succès sa suite, DOOM Eternal, a été annoncé sur PS4, Xbox One, PC et Nintendo Switch. Panic Button se chargera aussi de cette version. La sortie est prévu pour 2019 et sans décalage pour la version Switch.

Laisser un commentaire

Créez un site ou un blog sur WordPress.com

Retour en haut ↑

Concevoir un site comme celui-ci avec WordPress.com
Commencer